Qui suis-je ?

rédacteur web pauline rosa

Comment je suis devenue votre solution

Nombre de mots : 1226

Temps de lecture : 3 min, 26 sec

(Attention à ne pas oublier vos paupiettes de veau dans le four, d’ailleurs vous devriez mettre le minuteur.)

Je suis née le 7 juillet, le même jour qu’Anne de Habsbourg, Marc Chagall et Ringo Starr, sauf que moi, mon nom n’est pas encore dans le dictionnaire. Ce jour-là, eh bien, rien, c’était un jour comme les autres, mais en plus, je ne m’en souviens plus. Je ne vais pas vous la faire à la Chateaubriand, nulle bourrasque annonçant l’équinoxe d’automne ne présageait pour moi des destinées à la fois glorieuses et funestes. Tant mieux en fait, je voulais juste faire de la rédaction web optimisée SEO, pas écrire mes Mémoires d’Outre-Tombe avant d’être morte.

Une artiste en herbe incomprise

Ma vocation s’est déclarée relativement tard. A deux ans, j’avais déjà fait exploser un pistolet à peinture dans le salon, imprimant ma marque indélébile sur les meubles Louis XIII hérités d’une vieille tante (de toute façon ils étaient moches). Mes parents se demandaient souvent « mais que va-t-on faire d’elle ? » Mon père me voyait comme un futur Picasso, ma mère, inquiète, me voyait comme une future street artiste, et moi, je ne voyais plus rien. J’avais de la peinture plein les yeux.

Des errances professionnelles

Bac littéraire en poche et attirée par les langues mortes, j’ai erré sur les bancs d’hypokhâgne avant d’obtenir une licence de lettres classiques. Soucieuse de trouver du travail, j’ai ensuite embrayé sur un BTS d’assistante de gestion PME-PMI en alternance dans une imprimerie de sticks et d’étiquettes. Grâce à mes huit années de grec ancien, j’ai pu un jour corriger des fautes d’orthographe sur une étiquette destinée à la capitale hellène. Si si. Et ? En fait, c’est tout. On va dire que l’épanouissement personnel n’était pas à son apogée à cette époque.

Un drame tragique, mais nécessaire

Je lisais tout le temps. De Jojo Lapin à Daphné du Maurier, j’ai épluché de nombreux classiques et je les entreposais tous sur la bibliothèque suédoise à l’entrée de ma chambre. Mais un jour, elle s’est écroulée avec grand fracas, transformant en crêpe mon hamster, infortuné rongeur… Choquée, je me suis dit : « Puisque le livre tue, arrêtons le papier, passons à l’ordi »En plus, comme disait Jean le Rond d’Alembert « Trop de lecture peut étouffer le génie ». Heureusement que j’ai toujours su rester simple… (ou simplette selon certains.)

Je retrouve mon chemin

J’ai un lien tout particulier avec mon GPS. De la haine à l’amour, il n’y a qu’un pas n’est-ce pas ? En ce jour devenu historique du 22 novembre 2014, je me suis perdue en forêt pendant exactement trois jours et sept heures. Il paraît que l’angoisse, le froid et la famine activent la conduction neuronale. J’ai donc commencé à m’interroger sur les grands mystères de la vie : « Qui de l’œuf ou de la poule … ? ». J’ai ensuite pris le temps de réfléchir à ma reconversion professionnelle. Et si je devais mourir demain, qu’est-ce que j’aurais fait de ma vie ? Il me fallait un objectif, quelque chose qui donne du sens à mon existence, un Projet.

Une tentative infructueuse

J’ai donc créé un blog sur un sujet qui me tenait à cœur : la sauvegarde d’une espèce en voie de disparition : la reproduction des crevettes à tête rouge en Patagonie (D’ailleurs, savez-vous que les crevettes sont unisexuées ?). Après m’être rendue sur place pour filmer les ébats de ces crustacés lubriques, avoir écrit de nombreux articles, peaufiné ma présentation et choisi un template harmonieux, j’ai voulu admirer le résultat de mon travail et j’ai tapé « crevettes têtes rouges accouplement Patagonie » dans la barre de recherche. Hélas…

J’ai fini par trouver mon blog sur la 259 879 598ème page de Google, après avoir passé quatre mois à cliquer non-stop sur « page suivante ». Hâve, maigre, déprimée, échaudée et presque aveugle à cause de la surexposition à la lumière bleue, je me suis dit :

« Faut pas pousser Mémé quand même ! Comment faire pour référencer mon blog ? »

Ma vie était nulle. Alors je mangeais des framboises, parce que j’adore ça. Mais j’avais perdu le sommeil : des idées noires avaient contaminé mes neurones et envahissaient mes cauchemars. Et comme j’apprécie moyennement de me faire tronçonner par un sanglier chauve qui chante du Frédéric François, surtout quand je dors à poings fermés, il me fallait une solution et vite.

Le renouveau béatifique

Qu’est-ce que j’aime faire ? Est-ce que je peux en vivre ?

J’aime l’Irlande, le Rhum et les pavés de thon.

J’aime aussi aller à la déchetterie et faire du rangement la nuit.

J’aime chanter, mais mon mari, ma famille, mes amis, mes voisins et même le pommeau de douche m’ont dit que ce n’était pas ma voie.

J’aime écrire et toucher de cette manière les sentiments des lecteurs. Bingo !

Je me suis donc formée à la rédaction web et j’écrivais en parallèle sur des plateformes de rédaction. J’ai écrit des centaines d’articles sur des sujets aussi hétéroclites que possible. De « comment vendre une couverture chauffante à un bédouin ? » à « 21 astuces qui fonctionnent pour devenir une licorne ».

Et ce fut l’illumination, c’est là que j’ai compris pourquoi mon blog n’avait pas marché ! J’aurais dû faire appel à un rédacteur web top niveau en référencement naturel, un pro du contenu SEO, des Google robots et des champs lexicaux, un exalté des mots-clés, un génie génial de la communication digitale, un épris des fiches produits, un énergumène du maillage interne et de la longue traîne, un troubadour de la mise à jour. (J’ai pas trouvé de rime pour netlinking.)

Un dénouement heureux

J’ai acheté une plante pour décorer mon bureau et une tasse de café pour prendre des photos hyper classes comme sur Instagram. #autoentrepreneur #freelance #newlife #jesuismonproprepatron #plusdecontraintes #jevismavie #liberté #freedom

J’ai aussi acheté des lunettes avec un filtre anti-lumière bleue, et j’ai fait changer la touche « suivante » de mon clavier que j’avais trop usée à la recherche du blog perdu.

En fait, je ne vais pas vous mentir, mon bureau est envahi de feuilles volantes, jonché de tasses poisseuses et parsemé de miettes de gâteau au chocolat. L’angle de la pièce s’orne même de mon ficus mort depuis plusieurs semaines, mais j’y tiens, je l’aimais, je n’arrive pas à m’en séparer… (attention sujet sensible) (d’ailleurs je consulte une psy.)

Mais j’aime ce que je fais et je veux aider les entreprises à se développer sur la toile. Je m’investis à fond dans chaque mission et je vous rapproche de vos prospects et de vos clients grâce à du contenu riche et pertinent.

Si j’ai réussi à vous intéresser avec mon insipide histoire de vie, alors je saurai captiver vos clients avec vos attrayants produits.

Contactez-moi !